12 septembre 2012

Raising Hope - Greg Garcia - 2010-en cours

Raising Hope

Vous aimez My name is Earl ? Vous adorerez Raising Hope ! Le créateur est le même, Greg Garcia. Le pitch intrigue : Jimmy, un jeune homme immature de 23 ans, passe la nuit avec une fille qui s'avérera être une tueuse en série, elle sera arrêtée et condamnée à mort. La malchance choisissant généralement les personnages de Garcia, Jimmy va apprendre qu'elle était enceinte. Il va donc devoir élever sa fille seule, enfin plus exactement avec sa famille.

Ainsi, ça ressemble à Earl, un cas soc. trouve un but à sa vie. On reconnaît aussi un peu de Malcolm, la famille cinglée de l'Amérique pauvre, la vraie, la crasseuse. D'ailleurs la grand-mère(enfin arrière grand-mère dans Raising Hope) est la même, Cloris Leaman (Maw-Maw) jouait déjà Ida dans Malcolm. Cependant, dès les premières images on se rend compte du talent de Garcia et de la force de ses acteurs pour innover et impressionner. Dans les séries sur les familles, le casting du père et de la mère est fondamental. Martha Plimpton, véritable coup de coeur, brille en mère ultra protectrice, sensible et hilarante mais finalement tellement réelle. Quant à Dilahunt, il ne parvient pas à occulter l'inoubliable Bryan Cranston néanmoins il incarne à merveille un père beauf, prolo, amoureux, lui aussi dingue et, avouons-le, très réaliste.

De l'humour à l'état brut et dans tous ses états. Il n'y a pas qu'un humour, mais plusieurs. L'humour-personnage, grâce notamment à Maw-Maw, vieille cinglée qui enchaîne conneries sur gaffes mais qui retrouve par moment sa lucidité et devient le personnage le plus intelligent de la série. Aussi avec tous les personnages secondaires décalés, dont la plupart des acteurs vient de Earl et/ou Malcolm. L'humour de situation, et forcément avec un homme de 25 ans à la fin de la saison 2(ce n'est plus du tout un adolescent) qui vit chez ses parents pour élever sa fille qu'il a eu avec une condamnée-exécutée à mort et qui bosse dans un supermarché d'une petite ville du fin fond des États-Unis, les situations comiques ne manquent pas. Et puis l'humour-délire, c'est bête, trash mais irrésistible.

A côté de ça, du plus profond. Ce qui frappe particulièrement, c'est à l'image de Earl, cette préoccupation constante d'être meilleur, de s'élever. Être bon humainement parlant, malgré la malchance et la pauvreté. Pas la morale chrétienne américaine de Disney ou autres cochonneries sur la réussite financière. Mais celle des prolos, où finalement la solidarité et l'amour des siens priment sur la volonté de s'enrichir. Être meilleur importe plus aux personnages de Garcia que trouver l'amour ou se faire de l'argent. Quand Jimmy veut séduire Sabrina, il le fait avec et grâce à son clan. Au-delà de la famille traditionnelle, cette idée de clan ressort dans la solidarité, le clan implique la communauté, le groupe social...

Bref, c'est à découvrir, au même titre que Earl. Car en allant chercher dans la vie des gens, les vrais, bah inévitablement ça ressemble aussi un peu à la nôtre...

Posté par Instant Critique à 18:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


Commentaires sur Raising Hope - Greg Garcia - 2010-en cours

Nouveau commentaire